Le président de la République du Congo, Denis Sassou N’Guesso relève des insuffisances dans la mise en œuvre des initiatives prises lors des conférences des parties (COP). Selon lui, un « fossé béant » sépare les « ambitions proclamées » de lutte contre le changement climatique et « les efforts réalisés » sur le terrain.
Prélude au lancement officiel des travaux de la COP30, le président congolais a pris la parole le 6 novembre 2025 à Belém, au Brésil. Dans son discours, il a surtout déploré le non-respect des engagements pris par les Nations Unies.
« De Bakou en 2024 à Belém en 2025, la responsabilité dans l’équité au service de la survie de l’humanité nous interpelle tous, sous l’emprise des incertitudes inhérentes aux retards des services apportés pour réduire le réchauffement climatique, aux promesses non tenues et toujours attendues par les pays vulnérables en Afrique dans leur lutte contre le changement climatique et en lien avec la transition énergétique », a-t-il dit.
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En effet, le rapport de l’évaluation des deuxièmes Contributions déterminées au niveau national (CDN 2.0), qui définit le cadre de l’Accord de Paris, a révélé que plus de 20 projets n’ont pas été atteints pour diverses raisons. Parmi celles-ci, figure principalement un déficit financier de plus de 3,6 milliards de dollars américains. Un résultat qui éloigne le Congo de l’atteinte de ces objectifs de réduction de 40 % des émissions de gaz à effet de serre, selon les affirmations de la ministre de l’Environnement, du développement durable et du Bassin du Congo, Arlette Soudan-Nonault.
À cet effet donc, Denis Sassou N’Guesso a exhorté « les nations nanties à accompagner financièrement les pays en développement dans leur effort d’adaptation, d’atténuation et de prévention tout en accordant une attention soutenue à la perte et aux dommages liés au dérèglement climatique ».
















































