La répression suite aux actes de banditisme est mise en avant en République du Congo au moment où de multiples opérations des forces de l’ordre montrent quelques insuffisances par rapport aux résultats attendus dans les grandes agglomérations. La récente émeute des jeunes au stade Alphonse Massamba Débat le 15 août 2025 en dit mieux.
La nuit de la fête de l’Indépendance, un désarroi a laissé le peuple congolais sans voix. Des énormités de la jeunesse congolaise qui ne semblent pas inquiéter les autorités compétentes. Des organes de répression ne se contentent que des arrestations.
Ces jeunes vivent dans un style vestimentaire vulgaire et impudique, un langage grossier et violent, une consommation excessive d’alcool et de tabac, une vie sexuelle banalisée, un désintéressement flagrant aux études. C’est le triste tableau décrivant au mieux cette couche qui sombre dans un lessivage de la morale et de l’intellect depuis près d’une décennie.
« Le comportement des jeunes, lors des événements populaires, n’honore guère l’image du Congo », tempête un observateur qui ajoute : « Pourtant un pays de paix qui a toujours aspiré confiance même pour ceux qui s’y rendent dans le cadre touristique. »
« Ne dit-on pas que la jeunesse est l’avenir d’une nation ? Où est donc l’avenir du Congo avec une jeunesse aussi étourdie et sans ambition ? », s’interroge un citoyen lambda, très abattu après avoir vu les images de la scène d’Alphonse Massamba Débat via les réseaux sociaux.
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Autrefois portée à l’intérêt par la loi Portella (faisant référence à la nº 18-60 du 16 janvier 1960) qui visait la protection de la moralité de la jeunesse congolaise, bien que complétée et remplacée par la loi nº 4-2010, la moralité de cette jeunesse congolaise ne semble plus être la priorité de l’État congolais qui « passe outre les déboires de ses enfants ».
En effet, cette jeunesse divague ça et là, sans véritable boussole éducative. Il est presque normal de se balader à moitié nu dans les rues de Brazzaville devant les parents et l’État. Certains consomment la chicha à volonté au mépris des organes répressifs et sans être inquiets de la pudeur de la nation congolaise.
Pourtant, une jeunesse instruite est une jeunesse consciente et ambitieuse. Il est de la responsabilité de l’État congolais de prendre des mesures drastiques et efficaces pour recadrer les jeunes sur un chemin plus consciencieux pour espérer avoir une élite demain.

















































