Le président des USA, Donald Trump, a mis l’Organisation des Nations Unies (ONU), organe régulateur de paix et sécurité mondiale, face à son inefficacité. Depuis l’ouverture des travaux de la 80ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations Unies (AGNU), ouverts le 23 septembre 2025 à New York, pas un seul jour ne passe sans qu’un chef d’État se plaigne d’un conflit non résolu.
Sans langue de bois, il a été le premier à présenter les limites de l’ONU. Dans un discours improvisé à cause d’une panne technique du prompteur, Donald Trump, qui a dû faire la marche aux escaliers avec son épouse pour rejoindre la salle de conférence, là encore à cause d’une panne technique de l’escalator, a lessivé l’ONU.
« J’ai mis un terme à 7 guerres, je me suis entretenu avec les dirigeants de chacun de ces pays et je n’ai reçu aucun coup de téléphone de la part de l’ONU me proposant de m’aider à résoudre ces conflits. Le fait est que, à l’ONU, les escaliers ne fonctionnent même pas. Ensuite, y a le téléprompteur qui ne fonctionne même pas », a critiqué Donald Trump après avoir indiqué qu’il ne lui a fallu que 7 mois pour mettre fin à ces guerres.
Créée principalement pour résoudre les conflits, « l’ONU hélas n’est pas à la hauteur des attentes, loin de là. En tout cas, c’est le cas aujourd’hui. Les Nations Unies semblent se contenter de rédiger des lettres. Mais tout cela reste des lettres mortes. Cela ne permet pas de résoudre des guerres. La seule façon de résoudre des guerres, c’est d’agir », a-t-il renchéri.
Des appels à répétition de réforme institutionnelle
Au lendemain du discours du président américain, le président congolais Denis Sassou N’Guesso a également déploré « l’échec » de l’ONU mais avec des mots plus suggestifs. « Dans tant d’endroits, le langage des armes a repris le dessus sur le bon sens et la diplomatie. C’est l’échec de notre promesse collective : celle de bâtir un monde libéré du fléau de la guerre. C’est aussi le signe d’un système international affaibli, parfois impuissant, face aux logiques de confrontation », a-t-il souligné.

Il a fait appel, à cet effet, à « une réforme de ses organes, à commencer par son Conseil de sécurité, afin de les rendre plus représentatifs, plus transparents et plus proches des réalités de notre monde ». Un appel que le président sénégalais a également fait.
Par ailleurs, en date du 25 au 27 septembre, d’autres États comme la Lybie, le Mali, la Palestine ont remis en cause la capacité de l’ONU à lutter contre le terrorisme, et à promouvoir les droits de l’homme. « Les Gazaouis sont confrontés à un génocide, une guerre de destruction, de famine et de déplacement », a déclaré le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas.
La 80ᵉ assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies, qui prendra fin le 29 septembre prochain, se tient sur le thème : « Meilleurs ensemble : 80 ans et plus pour la paix, le développement et les droits humains ».
















































