Une nouvelle session du café du savoir autour du livre « Le versant du Congo » de l’auteur Laurent Mabanza se tiendra le 5 janvier 2026 à l’agence universitaire de Brazzaville. Cette conférence-débat sous forme d’école de formation, réunira plusieurs amoureux de la lecture.
Le café du savoir, une initiative de l’école d’éloquence Agoratoire Académie, vise entre autres à valoriser les auteurs congolais à travers un duel oratoire axé sur leurs ouvrages. Le 1ᵉʳ décembre 2025, plus de cinquante jeunes ont pris d’assaut les locaux de l’Agence universitaire de Brazzaville lors de la dernière session axée sur « Le livre de ma grand-mère », l’œuvre de Prince Arnie Matoko.
Pendant plus de deux heures d’échanges instructifs, les intervenants répartis en deux groupes opposés ont débattu sur les thèmes : « Une enfance modeste est-elle synonyme d’un avenir malheureux ? » et « une grand-mère est-elle plus maternelle qu’une mère ? ».
La qualité des débats et surtout la rhétorique des intervenants ont émerveillé Quenelle Kaya, qui a participé pour la première fois à cette activité. « C’était très cool, ça m’a vraiment plu. Ça m’a donné de l’inspiration, des idées et des arguments très utiles pour m’exprimer face à mes interlocuteurs. »
Créée en 2023, Agoratoire Académie est une école associative destinée à promouvoir la culture de la prise de parole en public en français tout comme en langues vernaculaires telles que le kituba et le lingala. Ce, à travers les techniques de rhétorique, le débat et diverses activités formatrices. L’école est ouverte à toute catégorie d’âge.
L’existence de cette école, signalons-le, trouve sa justification dans la glossophobie, la peur de parler en public, un phénomène qui occupe la première place du top cinq des phobies dans le monde avec un pourcentage de 19 % selon le site Sabinevanderoek.
Bien qu’il n’existe pas de statistiques précises spécifiquement sur cette phobie en République du Congo, les études mondiales montrent que c’est une peur extrêmement courante, affectant « jusqu’à 75 % de la population indépendamment du contexte culturel », a-t-on appris.

















































