Le député-maire de la ville de Brazzaville, Dieudonné Bantsimba, a donné le 17 septembre 2025 dans un communiqué, un ultimatum de 72 heures aux politiques pour qu’ils retirent leurs banderoles de mobilisation des populations à l’inscription sur les listes électorales, lesquelles font office « de campagnes. »
À Brazzaville, c’est bientôt la fin des campagnes d’affiches, aux allures, selon certains sociologues, de « campagne électorale anticipée » occasionnées par la révision extraordinaire des listes électorales. En effet, depuis le lancement le 1ᵉʳ septembre 2025 de cette opération, certains politiques ont collé sur des murs des affiches de sensibilisation associées soit à des appels de soutien à un candidat, soit à une photo du candidat à soutenir.
Outre ces affiches, s’ajoutent des pancartes imposantes sur les grandes artères ainsi que des rassemblements. Le plus fréquent de ces appels est celui fait au « Timonier », un titre donné au président Denis Sassou N’Guesso qui, rappelons-le, n’a pas annoncé sa candidature à la présidentielle de 2026.

Face à cette confusion, le député-maire de Brazzaville impose un rappel à l’ordre. « La révision des listes électorales est une opération qui relève strictement de l’administration publique et ne saurait faire l’objet d’une quelconque campagne des partis politiques et autres associations », a-t-il rappelé.
Par conséquent, il demande aux auteurs de ces « pancartes, banderoles et affiches à caractère politique » de « les retirer sans tarder ». Ce, dans un délai de 72 heures, au risque que la mairie s’en charge personnellement. Il a, à cet effet, rappelé que « les campagnes d’affichages dans la ville de Brazzaville sont réglementées par la délibération nᵒ 007/2017/MIDDL/DBZV/CB/CDM/DE/PS en son article 3, et nul habitant de Brazzaville ne devrait s’en détourner ».
Partout où sont pavoisées ces affiches, à l’instar du rond-point Moungali, rien n’a été retiré. L’inaction des politiques interpelés est visible. Aucune opération de retrait constatée dans les zones stratégiques réputées de forte attraction.
« Nous sommes dans un pays où les lois existent mais leur application reste un défi », a réagi un citoyen lambda qui se demande : ‘‘La mairie passera-t-elle à l’action ?’’

















































