A quelques jours de la première Conférence internationale de l’afforestation et du reboisement (CIAR1), le Fonds équipe France (FEF) a financé le projet « former, informer et protéger : l’éducation et la sensibilisation à l’environnement pour tous ! », équivaut à 684494 euros.
Le lancement de ce projet, le 27 juin 2024 à Brazzaville, a nécessité au préalable ce même jour, une signature d’accord de partenariat entre le ministère de l’enseignement général, l’ambassade de France au Congo et l’ONG Renatura, initiateur du projet.
Selon la coordonnatrice de Renatura, le projet sera exécuté en vingt-sept mois. Il « a pour ambition d’appuyer les efforts de l’État en matière d’éducation environnementale à tous les niveaux de la société et de renforcer les acteurs de cette sciences participatives au cours des mois à venir. Ce programme inclura des initiatives éducatives innovantes, des campagnes de sensibilisation de grandes envergures ainsi que des projets pilotes conçus pour promouvoir des comportements durables et responsables. »

Lire aussi Congo-Unicef : la jeunesse congolaise engagée pour la sauvegarde du bassin du Congo
Cette initiative vient concrétiser l’engagement du Congo aux travers ses différentes déclarations politiques projetant instaurer un partenariat durable pour le bien des écosystèmes forestiers, la nature et le climat, notamment à la COP 28. La France qui soutient le pays de Denis Sassou N’Guesso dans ce processus, adhère à ce projet de l’éducation à l’environnement.
Suivez la même actualité en version vidéo
L’ambassadrice de France au Congo, Claire Bodonyi a d’abord souligné dans son mot, la place particulière qu’occupe le Congo sur la scène internationale en matière de biodiversité et de conservation des écosystèmes. « … votre pays, avec ses vastes forêts tropicales, ses tourbières, sa faune exceptionnelle est un trésor. Un trésor écologique d’importance mondial. Mais comme tout trésor, il fait des envieux. Il est confronté à des défis significatifs comme la déforestation, la dégradation des sols et la perte de la biodiversité. »
Elle ajoute ensuite « L’éducation à l’environnement doit être une partie intégrante de cet effort de la République du Congo de porter sa vision de la protection de l’environnement. Ce projet dont nous parlons aujourd’hui intéresse la population congolaise dans son ensemble. Mais l’une des deux composantes vise à répondre de manière concrète à votre ambition, monsieur le ministre, de renforcer également la formation des professeurs et des enseignants à l’éducation à l’environnement. Ce qui n’est pas une matière communément enseignée et qui doit s’incarner dans des choses extrêmement concrètes. »

Pour le ministre de l’enseignement préscolaire, primaire et secondaire en charge de l’alphabétisation, Jean Luc Mouthou, « Ce projet qui a pour ambition de faire un million d’hectares de plantations forestières et agro-forestières est plus que nécessaire afin de d’aider toute la communauté à commencer par les plus jeunes et les jeunes à s’approprier cette problématique essentielle pour la survie de l’humanité. L’objectif de ce projet est donc de sensibiliser la population congolaise en général et les apprenants particuliers à la sauvegarde de la biodiversité, du climat, aux enjeux de la protection de l’environnement et de son potentiel en matière de développement socio-économique. »
Ces efforts des pouvoirs publics devraient interpeler la couche juvénile congolaise dans leurs différents établissements scolaires ainsi que des formateurs pour se faires former afin d’informer et sensibiliser la génération présentes et futures sur le bien-fondé de la conservation de la biodiversité.

















































