Quatre mois après sa brutale destitution de la fonction de deuxième secrétaire du bureau de l’Assemblée nationale, une fonction qu’il a occupé pendant quinze (15) ans, l’opposant Joseph Kignoumbi Kia-Mboungou a donné pour la première fois, son avis sur sa déchéance.
A sud de Brazzaville, dans une salle de fête joliment décorée, les professionnels des médias ont échangé sans langue de bois avec les hommes politiques présents à la conférence relative au départ de Christian Cyr Rodrigue Mayanda de l’UDH-YUKi. Et, comme on pouvait s’y attendre, les opposants ont saisi cette occasion pour critiquer le Parti Congolais du Travail, « le mal du Congo » selon eux.
Invité à prendre part à cette conférence de presse qui s’est tenue le vendredi 25 avril, le président du parti « La Chaîne », n’a pas été épargné des polémiques autour du PCT. Joseph Kignoumbi Kia Mboungou qui n’avait pas dit un seul mot depuis le début de la conférence alors que celle-ci tendait vers sa fin, a réagi la tête sur les épaules en ces termes : « quand vous mener un combat, ce sont les idées. On ne naît pas et ne meurt pas avec une fonction. »
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La destitution de cet opposant est arrivée vingt-trois (23) jours après la tenue de sa conférence de presse, le 14 décembre 2024 au cours de laquelle il a traité le président de la République Denis Sassou N’Guesso de « Touriste infatigable. »
Lors d’une assemblée extraordinaire convoquée à la demande de la majorité, les membres de l’Assemblée nationale lui ont reproché d’avoir manqué à ses tâches. Cette prise de conscience soudaine des membres de l’Assemblée nationale, fait planer jusqu’à aujourd’hui encore, le doute dans l’esprit de plus d’un Congolais sur l’existence de la démocratie en République du Congo.

















































